Bienvenue !

Bienvenue amis lecteurs,

Ceci est un blog sur tout ce qui m'intéresse par rapport à la Chine, ça peut être du digital, du champagne, des expositions d'art contemporain chinois... Vous trouverez aussi quelques récits de mes voyages là-bas !
Récemment j'ai choisi de partager avec vous des interviews de grands sinologues, d'experts et de personnalités que j'ai rencontrées lors de mon parcours académique et professionnel.

mardi 9 février 2016

Exposition Bentu à la Fondation Louis Vuitton



Exposition Bentu à la Fondation Louis Vuitton

Photos Nicola Bientinesi

Déjà lorsqu’on arrive à la Fondation, on est pris par la magie du lieu : par beau temps le soleil se reflète sur les parois de verre, et la vue sur la Défense au deuxième étage est à couper le souffle. Les galeries sont larges et hautes de plafond. Je me suis demandé si une exposition d’art contemporain chinois dans un lieu aussi luxueux aurait été possible il y a dix ans. Il y a bien eu l’exposition China Gold en 2008 au musée Maillol, mais pour moi c’est bien la renommée croissante de cet art qui a permis cette exposition aujourd’hui dans un tel lieu. 


Concernant les œuvres, ce qui m’a d’abord surprise dans les premières salles est la présence d’œuvres d’artistes Shanghaiens. En effet je pensais que la capitale de l’art contemporain chinois était Pékin, avec ses nombreux quartiers d’art comme 798 Dashanzi. J’avais aussi été un peu déçue par les œuvres exposées à Moganshan Lu à Shanghai, et en avais conclu que les plus grands artistes se trouvaient bel et bien à Pékin. Pourtant, dans cette exposition, les œuvres d’artistes Shanghaiens sont tout aussi étonnantes et de qualité que ce que l’on peut voir à Pékin.
Par exemple les tableaux de Yan Pei Ming sont absolument magnifiques, et on peut y voir un mélange d’Orient et d’Occident, comme si un paysage occidental avait été peint à la façon chinoise, avec beaucoup de mouvement, et sans le côté statique de l’art occidental.

De même, les œuvres de Xu Zhen sont très étonnantes, comme cette statue composée d’un Bouddha et d’une réplique de la victoire de Samothrace, qui là aussi mêle Orient et occident. On peut y voir par ailleurs une certaine dénonciation du consumérisme dans l’art. La statue de la déesse Guanyin multicolore, toujours de l’artiste Xu Zhen, a elle été d’abord générée par ordinateur, ce qui lui donne ce dégradé de couleurs fluo très moderne. On peut noter en effet dans l’exposition l’usage récurrent des nouvelles technologies dans l’art, comme le montrent aussi les nombreuses installations vidéo présentes à la Fondation.  




Toujours dans les premières salles, le cerf coupé en deux, et dont l’intérieur est tapissé d’or, de Huang Yong Ping, reprend la légende occidentale de Saint Gilles qui aurait reçu une flèche dans la main en voulant protéger une biche des flèches du roi Flavius. 

                                                                               
On peut dire en tout cas que les thèmes les plus récurrents dans les premières salles sont le choc Orient-Occident ainsi que la religion et son rapport à la Chine moderne. J’avais déjà vu des œuvres reprenant des thèmes religieux dans les galeries chinoises de la Fiac, mais on s’aperçoit ici que ces thèmes sont aujourd’hui très populaires, surtout en Chine du Sud. 

On remarque que les œuvres suivantes, d’artistes originaires de Pékin ou du Nord, sont plus politiques. Comme par exemple le montage vidéo de Liu Chuang qui aborde le problème du pollen des fleurs de peupliers qui, plantés à grande échelle sous l’ère Mao, envahissent Pékin à chaque printemps. Le montage explique que les particules de pollen s’immiscent dans les poumons et sont à l’origine de nombreux problèmes de santé. 

La Fondation a également réussi à réunir ici des œuvres d’artistes majeurs comme RMB City de Cao Fei, une des rares artistes femmes représentées, qui est une animation représentant une île dotée de nombreux symboles Chinois comme la tour CCTV de Pékin, la Cité interdite (avec un portrait de panda à la place de celui de Mao), une usine, un caddie…


Il y a aussi plusieurs tableaux de Liu Xiaodong présentant des personnages aux expressions singulières dans des situations où la tension est palpable, des œuvres majeures de Zhang Xiaogang avec toujours ces détails dans ses toiles qui changent tout, telles les petites taches rouges peintes sur les visages qui ajoutent à la beauté de l’œuvre, et des tableaux immenses de Zhang Huan faits en cendres représentant la place Tiananmen ou un chantier mis en place lors du Grand Bond en avant.



  

Autant Cao Fei, Zhang Xiaogang que Zhang Huan étaient présents à China Gold en 2008, et étaient déjà des artistes incontournables à l’époque. Rassembler leurs œuvres ici aujourd’hui est un véritable tour de force. 

On note aussi la présence d’une installation vidéo d’Isaac Julien, avec sept ou huit écrans placés sur les murs de la salle plongée dans le noir, qui est un hommage à la Chine très esthétique. L’installation met en scène de grands acteurs Chinois, tels que Zhao Tao, héroïne du film «Au-delà des montagnes », sorti en France il y a peu, qui joue encore une fois incroyablement bien.

Pour résumer, cette exposition est vraiment fabuleuse, autant pour la présence des plus grands artistes, que pour la sélection d’œuvres originales et étonnantes. Le visiteur peut admirer des tableaux qui n’arrivent que très rarement dans les musées parisiens, et peut également découvrir de nouveaux artistes résolument modernes. Il ne faut pas rater cette occasion, allez-y vous ne serez pas déçus !

lundi 14 décembre 2015

Les Diaosi 屌丝 et les Gaofushuai 高富帅




Les Diaosi et les Gaofushuai 高富


La langue chinoise évolue très rapidement. Une des raisons à cela est que, contrairement à ce que dit Monsieur Lu Wei , l’internet chinois est censuré, et les internautes inventent régulièrement des nouveaux mots ou synonymes pour pouvoir s’exprimer sur tous les sujets.
Mais les mots dont je souhaite vous parler aujourd’hui n’ont rien de politique, ils décrivent des catégories sociales chinoises, celles-ci évoluant très vite également. 

Les diaosi

Le premier, diaosi , était très à la mode en 2014 lorsque j’étais à Shanghai. Il décrit une catégorie de Chinois pauvres, ayant peu de vie sociale et passant parfois beaucoup de temps seuls sur l’ordinateur. Cela correspond un peu à ce que nous appelons les « no-life » en occident, c’est-à-dire des geeks sans vie sociale, rajouté au fait d’être pauvre. Des « losers » en somme.  J’avais un ami à Shanghai qui se qualifiait lui-même de diaosi car, bien qu’ayant un travail, il ne gagnait pas très bien sa vie.

Un diaosi a en général beaucoup de mal à trouver une copine et à se marier. Il faut savoir qu’en Chine un homme qui veut se marier doit posséder un appartement, une voiture et de l’argent. Les diaosi n’ayant en général pas les moyens d’acheter un appartement, ils ont du mal à se marier. 


Les Gaofushuai 高富 et les Baifumei 白富

Les deux autres mots dont je veux vous parler sont les catégories sociales inverses : les Gaofushuai 高富, littéralement grand/riche/beau et les Baifumei 白富, blanche/riche/belle. Ceux-ci représentent la jeunesse dorée de la Chine, et ils n’ont en général pas de difficulté à trouver une copine ou un copain.

Concernant la Baifumei 白富, je precise que, comme vous le savez, en Asie la peau blanche est un signe de beauté. Les asiatiques à la peau foncée sont originellement ceux qui travaillent dans les champs, ne peuvent pas se protéger du soleil, et sont pauvres. D’où l’invention du face-kini, sorte de cagoule empêchant le visage de bronzer. C’est exactement l’inverse de l’occident, où les blancs bronzés sont ceux qui ont les moyens de partir en vacances, et sont considérés comme beaux. 

Etre riche suffit parfois à être qualifié de Gaofushuai 高富. Un autre ami Chinois était en effet appelé ainsi car il avait eu les moyens, par sa famille, d’acheter un appartement et de se marier. 

 

La pression familiale à Chunjie

Heureusement la société chinoise évolue, et de plus en plus de couples se marient sans acheter d’appartement ou de voiture. Les parents font cependant toujours subir une certaine pression à leurs enfants pour qu’ils se marient. En effet à Chunjie , le nouvel an chinois, les jeunes Chinois rentrent dans leur ville natale et sont souvent l’objet de remarques concernant leur vie sentimentale. Ainsi, on peut aujourd’hui « louer » une copine ou un copain juste le temps des vacances du nouvel an chinois, pour rassurer les parents et ne pas subir de pression familiale.


Duang

Pour en revenir aux nouveaux mots, un des derniers en date est Duang, qui, si j’ai bien compris, signifie ridicule et génial en même temps, mais dont la signification exacte fait débat en Chine. Il a pour origine une vidéo de Jackie Chan prononçant ce mot, et est vite devenu viral sur les réseaux sociaux chinois. Son caractère a été inventé à partir des deux caractères formant le nom chinois de Jackie Chan.


Tout ça pour vous dire de parler de ces mots à vos amis Chinois, ça les amusera certainement !
N’hésitez pas à commenter si vous connaissez des mots encore plus récents !

Le Gaokao 高考



Le Gaokao  

Des modalités de concours

Le Gaokao () est l’équivalent en Chine de notre baccalauréat. Mais la grosse différence est qu’il s’apparente plutôt à un concours qu’à un examen. En effet, malgré le fait que la Chine compte plus de 2.400 universités disséminées dans le pays, il n’y a pas de place pour tout le monde. Les épreuves du Gaokao durent deux ou trois jours et ont rassemblé, au début juin de cette année, 9,42 millions d’inscrits ! 

Les meilleures universités en Chine sont Qinghua et Beida à Pékin, et Fudan à Shanghai notamment. Mais les places sont chères et il y a des quotas par région. Par exemple mon amie Tansy (de son nom anglais), qui est Han mais vient du Xinjiang (Nord-Ouest), a fait partie des 10 seuls étudiants du Xinjiang ayant eu accès à Beida cette année-là !

Le Gaokao ne permet pas seulement d’accéder aux études supérieures, il détermine parfois la voie professionnelle que l’étudiant va suivre. Une autre amie Chinoise, Cécilia, s’était ainsi retrouvée dans l’université d’agriculture de Pékin en raison des notes moyennes qu’elle avait obtenues au gaokao,  et apprenait notamment la botanique, alors que, étant germanophone et anglophone, elle aurait souhaité se diriger vers une voie plus internationale. 



Un rythme de "prépa" pendant plusieurs années

Le Gaokao peut donc déterminer toute la vie professionnelle du jeune Chinois au-delà de ses études. Mais les Chinois n’ont pas le choix car, devant s’occuper de leurs parents lorsque ceux-ci sont vieillissants, il leur faut ce sésame pour pouvoir trouver un emploi et garantir le financement de la vie de toute la famille. 

C’est donc dès le collège qu’ils commencent à étudier avec presque le même rythme que celui des étudiants qui font nos « prépas ». A coup de cours particuliers, pour les familles les plus aisées, et d’exercices pendant les vacances et les weekends, les collégiens et lycéens Chinois se préparent intensivement à ce concours national pendant plusieurs années.

Il faut savoir également que le lycée auquel  les collégiens vont avoir accès va déterminer la qualité de leur préparation au Gaokao, donc leurs chances de réussite. Sans compter la pression des parents, dont l’avenir dépend de la réussite professionnelle de leur unique enfant (cela va peut-être changer avec la fin de la loi sur l’enfant unique).



Les lycéens qui évitent le Gaokao


Cependant, de plus en plus de Chinois partent faire leurs études secondaires à l’étranger pour échapper au Gaokao. Ces lycéens représentaient 30% des 459 800 étudiants Chinois partis à l’étranger en 2014. 
J’ai moi-même une amie qui, ayant gagné un concours de mathématiques, a pu directement venir faire ses études en France sans avoir à passer le Gaokao. 


Conclusion


Le Gaokao devrait être réformé en 2017 au niveau des matières et des modalités d’évaluation. Cependant, les jeunes Chinois subiront encore pendant un moment une forte pression à travers leur scolarité à cause de la démographie du pays. Sans compter les problèmes de chômage.

La conclusion réaliste c’est que, pour un jeune Chinois, le meilleur moyen de s’assurer un avenir en Chine ou de partir à l’étranger, c'est d'utiliser les « Guanxi », c’est –à-dire les réseaux ! (un peu comme partout vous me direz)

N'hésitez pas à commenter si vous avez vous-même passé le Gaokao ou si vous avez des amis qui l'ont passé !

jeudi 16 janvier 2014

Mes cinq mois à Shanghai !

Mes cinq mois à Shanghai !

Ca y est , les quelques mois à Shanghai se sont écoulés ! Je repars en France ! Mais pour quelques semaines , histoire de refaire mon visa et de revenir ici au plus vite, héhé !

Comment raconter 5 mois à Shanghai ? Tant d'endroits découverts, de rencontres exceptionnelles, de nouveaux amis, de choses apprises ...

Commençons par les endroits:

Quelques lieux que j'ai aimé

- ma petite croisière sur le Huangpu était mémorable ! Tout le monde dit qu'il faut le faire la nuit pour voir Pudong illuminé, mais le jour c'est tout aussi magique ! Les tours de Pudong brillent au soleil et se reflètent dans le fleuve, c'est magnifique. On découvre aussi les banlieues de Shanghai où les immeubles continuent à se construire à toute vitesse, avec des dizaines de grues dans le paysage ! Le petit tour est rapide et vaut vraiment le coup ! Le soleil cogne et ça ça fait tellement plaisir !



- Nanjing Lu: et bien je n'y suis allée qu'une fois, c'est un peu trop touristique, mais il faut dire qu'à Noël c'est très joliment décoré, et le petit train qui amène à la place du peuple est rigolo à prendre !

- Moganshan Lu: de la même façon que 798 était mon quartier préféré à Pékin, M50 à Moganshan Lu, le quartier des artistes contemporains est aussi mon quartier préféré de Shanghai ! Bon ok, le quartier copie parfois un peu trop celui de Pékin, avec des œuvres très semblables, mais si on s'aventure dans les petites galeries des petites rues, on peut découvrir des choses vraiment étonnantes ! Les souvenirs à acheter sont aussi très marrants !



Il y a aussi Xujiahui, Pudong, la concession Française avec des bars et aussi des galeries d'art, Jing'An avec de chouettes temples, le Bund avec encore des bars lol ! etc ...


Les bars

Les bars les plus branchés comme le bar rouge, où l'on voit les tours de Pudong illuminées avant 11h, le Captain's bar avec une vue toute aussi belle, le Kathleen's Five sur la place du peuple où l'on peut siroter un verre en terrasse en haut sur le toit.. sont incontournables. Mais il y a tellement de bars à Shanghai ! Le café des stagiaires 1,2 et 3 sont sympas, remplis de Français nostalgiques du pays (après les asiatiques, les Français sont les expats les plus nombreux à Shanghai, avec plus de 20 000 personnes !). On y mange des croque-monsieur et on boit du bon vin français à des prix raisonnables. Le Perry's sur Kangding lu ou dans le centre sont sympas, avec de la bière pas chère et une ambiance étudiante.

Il y a aussi les boîtes Hollywood, Muse, M1nt pour les classiques, et le dada pour la musique plus underground.

Les Chinois

Les Chinois sont ce que je préfère en Chine ! Leur chaleur humaine, leurs sourires quotidiens , leur accueil, leurs blagues,  leur curiosité du monde sont un bonheur au quotidien ! Chaque vendeur d'épicerie, chauffeur de taxi, personne croisée dans la rue, mais aussi mes collègues, sont des gens d'un optimisme communicatif et d'une joie qui rend la vie tellement belle ici ! Avec quelques mots de Chinois, les langues se délient, les questions et les blagues fusent, les sourires apparaissent, c'est encore une fois un vrai bonheur ! Certains Chinois sont également heureux de vous apprendre quelques traits de leurs culture, vous donnent spontanément leur numéro pour rester en contact, parfois vous posent des questions sur la France, sur les raisons de votre séjour ... Et la phrase qui revient automatiquement, même au premier "nihao", est "tu parles très bien Chinois ! ", ce qui fait toujours plaisir à entendre ! Certains occidentaux disent que les Chinois ne sont pas polis et qu'ils crachent, mais on s'en fiche que certains crachent, leur gentillesse et leur ouverture valent tellement plus que "la politesse" de certains occidentaux lol ! Sur cinq mois en Chine, je n'ai rencontré qu'une seule personne qui n'était pas très sympathique, une vieille dame un peu bourrue, mais tous les autres étaient géniaux ! Et ça , ça change la vie !


Marketing Chine

Je voulais parler de mon travail car c'est également un élément important de mon séjour ! Que dire, Marketing Chine est ma meilleure expérience professionnelle: meilleure équipe, meilleure ambiance, un maximum de choses apprises en un temps record, des responsabilités, des chefs qui ont le même âge avec qui on fait la fête... Bref, meilleur travail ! Je souhaite à tout le monde de vivre ça !

 


Voili voilou, je pourrais encore parler pendant des heures de la nourriture, des amis, du beau temps !!! Et oui le beau temps aussi ça change la vie ! Pas de grisouille parisienne ou londonienne , même quand il fait froid (et encore, jamais en dessous de zéro), on a le soleil très fort en plein visage dès le matin en allant au travail, et il n'y a rien de plus agréable !

Je pourrais parler de mes chers colocs, de mes nouveaux amis Chinois avec qui on fait la fête, des moto-taxi qu'on prend le matin qui grillent les feux rouges (lol !), du métro tellement propre mais surpeuplé, des magasins de luxe qui se suivent sur Nanjing Lu ("mais les gens achètent? -" oui beaucoup de riches Chinois achètent ici !") qui n'ont rien à envier aux Champs Elysées, ou même à la rue Saint Honoré à Paris, de tous les supers trucs pour les geek newbie comme moi comme les nombreuses applications chinoises auxquelles ont devient vitre accroc , et encore du soleil, de cette lumière si spéciale, des odeurs, des goûts, et encore des Chinois !


Bref, vivement la France que je vois mes proches , et puis ensuite vivement que je revienne !

N'hésitez pas à commenter si vous avez vécu des expériences semblables en Chine ou dans d'autres pays, ou si vous connaissez d'autres "spots" qui valent le détour !


mardi 31 décembre 2013

La religion en Birmanie



La religion en Birmanie

Cet article aborde le sujet des religions en Birmanie, et il est dédicacé à une personne qui se reconnaîtra. En effet, en Asie, bien que de nombreux mouvements religieux s’apparentent au bouddhisme, la Malaise est par exemple un pays ou l’islam est également très présent. Qu’en est-il de la Birmanie ? En effet dans ce pays la religion joue un rôle majeur, aussi bien dans la vie de tous les jours des habitants, qu’au niveau politique, les musulmans ayant par exemple été victimes de violences plusieurs fois dans le pays, et faisant l’objet de mesures gouvernementales. 



Voici donc une rapide présentation de quelques traits religieux caractéristiques du pays, notamment concernant le bouddhisme, religion principale au Myanmar.



Un pays aux nombreuses religions

 

La Birmanie, ce membre de l’Association de nations d’Asie du sud-est, est un pays riche en patrimoine d’une exceptionnelle beauté. Ce pays aux milles toits dorés, aux pagodes luisants, aux nombreux monastères est un pays très religieux. Vu le nombre de ses temples et ses pagodes, le nombre de ses moines, la religion joue un rôle majeur dans la vie du pays. La principale religion en Birmanie est le bouddhisme. Ce dernier est pratiqué par la majorité de la population. Juste quelque 5,6% embrasse la religion chrétienne tandis que 3,8 % se tourne vers la religion islamique, mais certains contestent ces chiffres, et estiment que le nombre de musulmans birmans est plus élevé. 

En Birmanie on trouve également une multitude de petites religions. Citons entre autre, l’Animisme, l’Hindouisme, le mahayana etc. Il existe également une petite communauté juive en Birmanie. En fait, le Bouddhisme Theravada est la forme la plus dominante en Birmanie. A noter que le Bouddha n’est pas un Dieu mais c’est un professeur qui a donné des enseignements sur la « vérité ». 

 

Le bouddhisme dans la vie des Birmans

 

Actuellement, on dénombre quelques 500 000 moines dans tout le territoire de la Birmanie. La mode de vie birman impose deux retraits monastiques tout au long de la vie d’un homme. Le peuple birman donne de la nourriture aux moines, et versent des offrandes dans les temples. Une des croyances du pays incite les fidèles à verser par exemple  un verre d’eau sur la statue ou l’image de bouddha dans un temple. Plus on vieillit, plus le nombre de verres d’eau augmente. Le culte des nats, ou esprits, fait aussi partie intégrante de la vie des birmans. En effet, la croyance des esprits maléfiques ou bénéfiques remonte à des temps très anciens. Ce culte est souvent pratiqué par les gens dans les campagnes. Dans nombreuses maisons campagnardes, on trouve des autels destinés aux nats. Ce sont ces nats qui protègent le village, la récolte etc. On pend une noix de coco entouré d’encens au pilier de la maison, en guise d’offrande au nat « Seigneur de la grande montagne » par exemple. 


Pour conclure, notons que la Birmanie est un pays avec beaucoup de rencontres intéressantes et de contrastes, et que la religion dans ce pays est un sujet vaste, sur lequel il y a beaucoup à dire.